Interprétation

Comment interpréter. Des acheteurs se sont portés sur le titre pendant quelques séances mais pas plus, sans doute, que sur d’autres actions. Le jour du long chandelier blanc en (1) les échanges ont été nombreux, le double des séances précédentes. A cette date il y avait autant d’acteurs pour croire que le titre allait monter (acheteurs, courtier) que d’acteurs pour croire que le titre ne monterait pas (vendeurs). Les séances suivantes ceux qui avaient acheté ont compris leur erreur et ont revendu entraînant avec eux des détenteurs plus anciens du titre apeurés à leur tout et les volumes ont été encore plus importants. cliquez ici.

A partir du 16 Août [situation (2)] le cours a commencé à monter dans des volumes particulièrement faibles après un pic d’une séance non suivi d’une croissance, ce qu’on aurait pu avoir, au fur et à mesure de la hausse du titre. Jusqu’au 10 Septembre des acheteurs se sont portés sur cette action, sans bruit, par petites quantités successives, sans doute pour ne pas être détectés. Le (?) montre qu’à cette date le gros des acheteurs s’est réveillé et ensuite le titre a fortement progressé dans des volumes tout à fait habituels.
Le 04 octobre un nouveau contingent s’est porté acheteur sûrement après avoir consommé des informations. Le piège s’est refermé sur eux, le gap du 04 Novembre leur a fait perdre 25%.

Que nous révéler les volumes dans l’histoire de ce trade ? rien.
Il n’en est sans doute pas toujours ainsi mais je ne crois pas que l’analyse des volumes apporte un réel plus à l’analyse technique.

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Pour réussir ce swing il fallait acheter fin Août-début Septembre sur le signal de swing mais encore était-il incomplet comme nous le verrons et il fallait vendre fin septembre quand le trade entrait en phase de danger. Pour détecter ce swing les volumes n’ont été d’aucun secours.

Si, lors de la détection d’un swing, les volumes sont présents ils seront à mon sens une confirmation dont on a pas besoin et s’ils sont absents leur prise en compte systématique dans les critères décisionnels bloque une décision d’entrée mais sans réel fondement. Les volumes indiquent le niveau d’activité qui a lieu sur une action mais ne donne pas d’indication sur le sens probable de la suite.

Bien entendu on trouvera toujours des situations contraires mais notre volonté est d’établir un set-up efficace dans une majeure partie des cas. Enfin la lecture des volumes est plus parlante pour les achats et pas pour les ventes ce qui en limite encore considérablement la portée.

La liquidité des titres

On dit d’une action qu’elle est liquide lorsque les échanges possibles sont très importants. Les valeurs qui composent le CAC 40 sont très liquides car le nombre d’actions échangeables est considérable. De même les valeurs cotées au SRD sont pour la plupart liquides.

Il est important d’acheter et de vendre les actions qui sont très « travaillées » c’est à dire qui bénéficient chaque séance d’un nombre très important d’échange comme sur http://www.option-binaire.be/. Cette liquidité évite des écarts de prix importants entre le prix demandé et le prix obtenu.
Nous verrons plus tard que le type d’ordre qu’il faut utiliser créé par sa nature même des écarts (appelés slippages). L’utiliser sur des titres non liquides ne ferait qu’accentuer ces écarts.

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Voici deux exemples : pour la même séance Alcatel a enregistré plus de 12 millions d’échanges de titres et Eramet en a enregistré moins de 8000.

Il faut malgré tout nuancer en précisant que le préjudice en termes de résultats n’est pas immense lorsque les titres peu liquides ne sont pas systématiquement recherchés.

Ce qu’il faut penser des volumes

Faut-il tenir l’observation des volumes comme une donnée incontournable ? Certains l’affirment, d’autres sont plus nuancés et le débat n’est certes pas clos. Pour ma part je n’ai jamais trouvé que les volumes donnaient une indication assez précise sur l’orientation d’un marché et devaient donc être considérés comme incontournables.

Les volumes représentent la quantité non valorisée des échanges à l’intérieur d’une période. On observe donc des séances avec de fortes quantités de titres échangés et d’autres avec de faibles quantités.

La question est : une augmentation des volumes montre-t-elle un regain d’intérêt pour une valeur ? Comme il y a toujours un vendeur pour un acheteur il y a toujours autant d’acteurs qui se désintéressent d’un titre que d’acteurs qui s’y intéressent, c’est pourquoi la notion de volume me laisse perplexe. Comme me laisse perplexe la notion de « volumes acheteurs » et de « volumes vendeurs ».

On rencontre autant de situations où les volumes montrent qu’un nouvel intérêt se manifeste que de cas contraires et pour bien utiliser les volumes il faut savoir comment lire les courbes volumiques.

L’exemple ci-dessous illustre bien la difficulté qu’il y a de se référer aux volumes.

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Dans la situation (1) il y a bien une croissance des volumes et le pic des échanges se situe dans la phase de repli du titre.

Les autres notions de trading à maîtriser

Sur quel marché travailler ?

Le mieux est de commencer avec un marché action, Français ou étranger, afin de limiter la prise de risque. Les autres supports, futures, trackers, forex sont plus délicats à manier.

Il est de toute première importance de pouvoir gagner même lorsque le marché est baissier en pratiquant la vente à découvert (on vend d’abord les actions pour les racheter ensuite). Ne swing-trader que les marchés haussiers n’a pas de sens puisqu’on se prive de la moitié des possibilités. Ne pas intervenir en période baissière aurait conduit à rester en dehors du marché entre septembre 2000 et mars 2003.

Et le risque le plus important aurait alors été lié au désir d’être dans le marché et d’entrer sur des trades longs dans un marché baissier. Il n’ y a pas mieux pour se déstabiliser.

Il faut donc éliminer les PEA et autres souvent choisis pour leur avantage fiscal mais trop restrictifs pour un trading actif. La fiscalité s’attache à toutes les formes de revenus, on ne peut y échapper. Il est préférable de privilégier une forte rémunération de ses avoirs plutôt que les limiter pour des considérations fiscales.

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Une gestion constante de la tendance par l’ analyse de sa pente

On ne peut pas concevoir une gestion « élastique » de la notion de tendance et c’est pourquoi il faut un outil constant. Comment savoir ,en effet, quand commence une phase et quand elle finit.

Je vous propose –mais chacun pourra définir sa propre approche- d’appréhender la tendance par la pente de la moyenne mobile.
Cette solution présente l’avantage de cerner les trois phases (hausse- neutre – baisse) avec une précision acceptable (en particulier pour les CFD qui exige avec l’effet de levier beaucoup de méticulosité : http://www.objectifeco.com/A/les-atouts-et-inconvenients-des-cfd-lire-la-synthese-complete.html ) puisque lorsque la moyenne mobile aura une pente faible, positive ou négative, on réputera le marché sans tendance.

Le principe est simple. Chaque semaine on compare le taux de variation de la moyenne mobile à un coefficient fixé ici à 0.25%. Selon la force de la pente par rapport à cette référence on qualifie la tendance.

Si la variation hebdomadaire de la moyenne mobile 30 séances est incluse entre – 0.25% et + 0. 25% nous réputons la période « neutre ».

Si la variation est supérieure à – 0.25% nous réputons la période baissière.

Si la variation est supérieure à + 0.25% nous réputons la période haussière.

L’intérêt de ce mode de fonctionnement est de bien indiquer les tendances majeures et puisqu’une moyenne mobile longue met du temps à se retourner de nous permettre également de nous porter sur le marché même pendant cette phase d’incertitude, quand le marché n’est pas orienté tout en conservant à l’esprit que nous sommes dans un période plus risquée puisque le marché est incertain. Si vous retenez cette technique vous devez adapter votre coefficient au rythme que vous choisissez pour définir vos tendances majeures. Celui s’adapte à une moyenne de 30 semaines et doit être cohérent par rapport au paramétrage retenu.

Bien sûr, il ne faut pas rêver. Cette approche ne vous transformera pas en David Tepper en un clin d’oeil… http://en.wikipedia.org/wiki/David_Tepper

Ou même en Carl Icahn, le spécialiste des positions actions à moyen terme, spéculative sur du fondamental. Vous pouvez suivre l’actu de Carl sur son twitter https://twitter.com/Carl_C_Icahn

Revenons à nos moutons !

Voici le calcul hebdomadaire des pentes…

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… qui se traduit ainsi sur le graphe de l’indice CAC 40, un sous jacent phare pour les options binaires : http://www.docteuroptionsbinaires.com/

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Ainsi nous disposons en permanence d’une indication quant au sens du marché action ce qui, rappelons-le, n’est pas une garantie mais seulement la possibilité d’être mieux positionné et d’éviter un certain nombre de trades destructeurs. Ce qui est capital sur les small caps par exemple, dixit le maître du secteur David Renan http://davidrenan.com/